Aller au contenu principal
Boston Dynamics supprime l'auriculaire de sa nouvelle main humanoïde
HumanoïdesRobotics Business Review 

Boston Dynamics supprime l'auriculaire de sa nouvelle main humanoïde

1 source couvre ce sujet·Source originale ↗·
Résumé IASource uniqueImpact UE

Boston Dynamics a dévoilé la nouvelle main de son humanoïde Atlas : quatre doigts, 13 degrés de liberté (DOF), actionnement direct et conception pensée pour la fabrication en grande série. La version précédente comptait sept DOF et visait surtout à saisir une grande variété d'objets, alors que la nouvelle vise la manipulation proprement dite. Le pouce porte quatre DOF. La main n'a pas d'auriculaire, et tous les articulations reposent sur un seul type d'actionneur, entièrement encapsulé, sans câbles fragiles traversant les articulations, comme dans le corps du robot. Elle réalise des pinces pouce-doigt, des prises tripodales, des glissements du bout du pouce sur les autres doigts, la réorientation d'objets dans la main et la reprise d'une prise qui glisse. Elle actionne aussi des gâchettes d'outils (perceuse, visseuse à couple, meuleuse, cloueur, torche de soudage). Des capteurs tactiles de pression denses couvrent bouts des doigts et paume. Sa taille avoisine celle d'une grande main humaine, pour une force annoncée comme similaire à l'ancienne main. Les chiffres de charge utile, de durée de vie ou de coût ne sont pas fournis.

Le choix de supprimer l'auriculaire est le point notable. Selon l'ingénieur Dylan Thrush, trois DOF, de l'encombrement et de la consommation supplémentaires ne justifiaient pas le gain de dextérité. Zachary Jackowski, directeur produit et technologie, avait demandé à l'équipe de scotcher auriculaire et annulaire pendant une journée pour mesurer ce qui manquait. Pour les intégrateurs, le message est que l'industrie arbitre ici entre fidélité anatomique et fiabilité : un actionnement direct, rétro-pilotable et transparent permet de s'appuyer sur la proprioception, et une main simple, conçue pour une simulation haute fidélité, vise l'apprentissage par renforcement sim-to-real. Cela suggère que la priorité passe de la démonstration de préhension à l'usage d'outils en production. Reste que l'annonce ne contient aucune donnée de performance chiffrée (taux de réussite, cycles, endurance), et que les capacités listées relèvent d'une présentation du constructeur, non d'un déploiement mesuré.

Cette annonce survient une semaine après l'ouverture du Robotics Metaplant Application Center (RMAC) au Hyundai Motor Group Metaplant America, en Géorgie, centre de formation destiné à intégrer Atlas dans la production automobile de la maison mère Hyundai. Le calendrier indique que la main est conçue pour ces usages industriels. Face à elle, Tesla (Optimus), Figure (Figure 03) et d'autres misent sur des mains très proches de l'anatomie humaine, avec plus de DOF. Boston Dynamics défend la thèse inverse, celle de la simplicité. Les suites logiques sont des essais sur site Hyundai, où l'on pourra juger la fiabilité réelle de cette main sur des tâches répétitives avec outils.

Impact France/UE

Pas d\'impact direct sur la France/UE

Dans nos dossiers

À lire aussi

Boston Dynamics dévoile de nouveaux détails sur la main redessinée de son robot humanoïde
1Robotics Business Review 

Boston Dynamics dévoile de nouveaux détails sur la main redessinée de son robot humanoïde

Boston Dynamics a dévoilé la semaine dernière la nouvelle main de son humanoïde Atlas : quatre doigts, 13 degrés de liberté (DoF), actionnement direct. Le pouce et trois doigts remplacent l'ancienne configuration, l'auriculaire a disparu et la taille de la pince a été réduite. La main est composée de 13 actionneurs identiques, entièrement encapsulés, sans câbles fragiles traversant les articulations. L'entreprise affirme l'avoir conçue pour la fabrication en grande série et pour une simulation haute fidélité, afin de permettre l'apprentissage par renforcement (RL) en simulation puis transféré au réel (sim-to-real). Malgré ce changement de format, elle reste capable de manipuler des charges de plus de 45 kg (100 lb). Alberto Rodriguez, directeur du comportement robotique d'Atlas, a détaillé ces choix à The Robot Report. Les mains précédentes étaient déjà assez puissantes pour soulever plus de 100 lb. Il n'était donc pas nécessaire d'augmenter la force, et l'équipe envisage même de la réduire légèrement pour améliorer la transparence de l'actionnement, c'est-à-dire la fidélité avec laquelle le couple commandé se retrouve au contact. Ces informations portent moins sur une prouesse que sur un arbitrage d'ingénierie assumé, et c'est ce qui les rend utiles. La main reste le composant le plus difficile des humanoïdes : elle concentre les compromis entre dextérité, force, robustesse, coût, réparabilité et détection. Boston Dynamics fait ici un choix net : abandonner un doigt, ne pas surdimensionner la force et privilégier la fiabilité et la modularité. Pour un intégrateur ou un COO industriel, le signal est que la disponibilité du robot et sa capacité à produire des données plus vite comptent davantage que le nombre d'articulations. Le choix d'une conception compatible avec la simulation fidèle est aussi un indice sur la méthode : les mains sont pensées pour entraîner des politiques par RL sim-to-real plutôt que pour être uniquement pilotées à la main. Rodriguez écarte par ailleurs l'achat d'effecteurs du commerce : la main est jugée trop centrale à la proposition de valeur pour ne pas être développée en interne. Les performances en tâches complexes ne sont toutefois pas chiffrées dans les éléments disponibles : aucun temps de cycle, taux de réussite ni durée de vie n'est publié, et le passage de la « fiabilité » annoncée à des milliers d'heures en poste reste à démontrer. Ce projet s'inscrit dans la feuille de route produit d'Atlas, que Rodriguez présente comme un facilitateur de décisions difficiles sur le niveau de complexité à embarquer. Les enseignements viennent des essais avec les mains précédentes, qui ont montré des difficultés sur certaines tâches complexes, et de la conception du corps d'Atlas, où simplicité, modularité et maturité des actionneurs accélèrent les itérations. La validation suit une démarche classique : prototypes confiés tôt aux équipes systèmes, contrôle et comportement, puis tests rigoureux de vérification et de validation avant tout déploiement, une étape lente mais censée éviter de découvrir les défauts sur le terrain. Face à des concurrents comme Tesla (Optimus), Figure ou Agility, qui visent aussi des mains très articulées, Boston Dynamics adopte une approche plus sobre en nombre de doigts. Aucune date de commercialisation ni de pilote spécifique à cette main n'est annoncée dans l'extrait disponible : il s'agit pour l'instant d'une présentation de conception, et non d'un produit livré ou déployé.

HumanoïdesActu
1 source
Boston Dynamics ouvre un centre d'application Metaplant pour entraîner ses robots humanoïdes Atlas
2Robotics Business Review 

Boston Dynamics ouvre un centre d'application Metaplant pour entraîner ses robots humanoïdes Atlas

Boston Dynamics a ouvert le 21 septembre 2026 son Robotics Metaplant Application Center (RMAC), un centre d'entraînement installé au sein du Metaplant America de Hyundai Motor Group, près de Savannah, en Géorgie. L'objectif affiché est d'intégrer les humanoïdes Atlas directement dans les opérations de fabrication automobile de Hyundai, maison mère de Boston Dynamics. Selon Zack Jackowski, chief product and technology officer de l'entreprise, les robots y apprennent via trois canaux de données combinés : la téléopération, l'apprentissage par renforcement en simulation, et des dispositifs Universal Manipulation Interface (UMI). Les tâches ciblées concernent la logistique et le séquençage de pièces automobiles avant leur assemblage, ce qui implique une manipulation dextre poussée : prise sur des surfaces complexes, respect de zones de préhension pour des éléments cosmétiques ou fragiles, manipulation bimanuelle de pièces volumineuses ou mal équilibrées, extraction d'emballages complexes et insertion dans des casiers à haute densité pour le transport vers la ligne. Boston Dynamics prévoit d'étendre les capacités d'Atlas à l'assemblage de composants d'ici 2030, avec à terme des tâches répétitives et physiquement exigeantes comme le levage de charges lourdes. Ce lancement marque une bascule par rapport aux essais précédents, décrits par Jackowski comme des déploiements ponctuels et limités dans le temps, menés à petite échelle avec une forte implication de l'équipe d'ingénierie pour tester la faisabilité opérationnelle. Le RMAC, lui, se veut une installation permanente qui reproduit un environnement industriel réel (pièces, fixations, postes de travail réels) pour générer en continu des données d'entraînement de qualité, avec l'appui de pilotes qualifiés : Boston Dynamics le qualifie de "Robot Behavior Factory". Pour le secteur, ce signal est notable car il illustre le passage de la démonstration humanoïde en environnement contrôlé vers un test de robustesse en usine réelle, un terrain où les hypothèses de conception se heurtent souvent à la réalité des contraintes industrielles. Jackowski affirme que les hypothèses de conception de la version de production d'Atlas se sont révélées globalement justes, ce qui est une donnée à prendre avec prudence puisqu'elle provient de l'entreprise elle-même et n'a pas encore été validée par un déploiement à grande échelle ou des tiers indépendants. L'enjeu réel porte autant sur les robots que sur l'adaptation des fixations et emballages pour les rendre compatibles avec la manipulation humanoïde, un point rarement mis en avant dans les annonces du secteur. Cette initiative s'inscrit dans la relation capitalistique entre Boston Dynamics et Hyundai Motor Group, qui a racheté l'entreprise en 2021, et prolonge des pilotes antérieurs menés dans les usines du groupe. Elle positionne Atlas face aux autres humanoïdes en cours de déploiement industriel, comme Figure 03 chez Figure AI, Optimus chez Tesla, ou les plateformes s'appuyant sur des modèles VLA tels que Pi-0 (Physical Intelligence), GR00T N2 (Nvidia) ou Helix (Figure AI). Boston Dynamics doit encore prouver sa capacité à tenir le calendrier annoncé, avec une extension vers l'assemblage de composants visée pour 2030. En marge de cette annonce, Brendan Schulman, vice-président des affaires publiques chez Boston Dynamics, doit participer à une table ronde sur la relocalisation industrielle par la robotique lors de RoboBusiness 2026, prévu les 20 et 21 octobre à Santa Clara, en Californie.

HumanoïdesActu
1 source
La nouvelle main du robot Atlas pourrait surpasser les conceptions de type humain
3IEEE Spectrum Robotics 

La nouvelle main du robot Atlas pourrait surpasser les conceptions de type humain

Boston Dynamics a présenté une nouvelle main pour son humanoïde Atlas, conçue pour la production en série plutôt que pour la recherche. La génération précédente, à trois doigts, savait réaliser des mouvements surhumains mais n'avait jamais été pensée pour des volumes de plusieurs dizaines ou centaines de milliers d'unités. La nouvelle main passe de 7 à 13 degrés de liberté (DOF), ajoute un quatrième doigt et permet l'écartement des doigts (splay), nécessaire pour saisir la poignée d'un outil à gâchette, comme une perceuse ou une torche de soudage. Le petit doigt a été supprimé, décision prise, selon Alberto Rodriguez, directeur du Robot Behavior, après une journée passée par son équipe avec l'auriculaire scotché à l'annulaire. Avec seulement 13 DOF, la main utilise moins d'actionneurs, plus gros et plus puissants, intégrés directement dans les articulations en entraînement direct. Le cahier des charges annoncé par l'entreprise comprend l'usage d'outils, la robustesse, une simulation fidèle, une fabrication de masse et une réparation à faible coût, avec une forme assez proche de la main humaine pour entraîner le robot à partir de démonstrations humaines. Aucun prix ni cadence de production n'a été communiqué. L'enjeu est un changement de philosophie dans la course à la main humanoïde. Beaucoup de concurrents misent sur des mains très anthropomorphes, capables de manipulations fines spectaculaires, mais fragiles ou chères, au point de rester surtout des outils de recherche et de démonstration. Boston Dynamics fait le pari inverse : sacrifier la ressemblance cosmétique pour gagner en fiabilité, en manufacturabilité et en coût. « Une main est un compromis de conception impitoyable », résume Rodriguez, pour qui beaucoup de designs actuels sacrifient justement fiabilité et fabricabilité. L'écartement des doigts dépasse même les capacités humaines, et l'entreprise compte sur l'apprentissage par renforcement pour découvrir et exploiter ces mouvements supplémentaires. Pour un intégrateur ou un COO industriel, le critère pertinent devient la tenue en service et le coût de maintenance, plus que l'élégance des vidéos. Reste que l'entreprise affirme la polyvalence de la main « pour l'horizon prévisible » sans publier de données d'endurance, de taux de panne ou de charge utile : il s'agit à ce stade d'une annonce de conception, pas d'un déploiement mesuré. Cette annonce s'inscrit dans la transition d'Atlas, passé de plateforme de recherche à produit industriel, où des questions longtemps ignorables, comme la durabilité ou le coût de réparation, deviennent centrales. Elle place Boston Dynamics face à des concurrents qui exhibent des mains quasi humaines, tout en défendant une voie plus pragmatique, proche de celle de la préhension industrielle. La compatibilité avec les démonstrations humaines et la simulation propre vise à alimenter l'entraînement des politiques de manipulation, un point clé pour les modèles VLA actuels. La suite dépendra de la validation sur site, des volumes réels et du coût unitaire, éléments à surveiller avant de juger si ce compromis tient ses promesses hors du laboratoire.

UEPas d\'impact direct sur la France/UE

HumanoïdesOpinion
1 source
Boston Dynamics : son robot humanoïde change ses batteries en moins de trois minutes pour continuer à travailler
4Interesting Engineering 

Boston Dynamics : son robot humanoïde change ses batteries en moins de trois minutes pour continuer à travailler

Boston Dynamics a doté la version industrielle de son robot humanoïde Atlas, filiale du groupe coréen Hyundai, d'un système de remplacement autonome de batterie: le robot détecte lui-même une batterie déchargée, rejoint une station dédiée, effectue l'échange et reprend sa tâche en moins de trois minutes, selon les spécifications communiquées par l'entreprise. Atlas offre environ quatre heures d'autonomie en usage courant et près de deux heures lors de tâches de levage lourd, contre environ 90 minutes pour une recharge classique. Le robot mesure environ 1,88 mètre pour 90 kg, porte en charge soutenue jusqu'à 30 kg et peut soulever brièvement jusqu'à 50 kg. Il embarque un système tactile dans les mains et une couverture caméra à 360 degrés. Cette annonce fait suite à une présentation récente détaillant comment Atlas a appris à manipuler des charges lourdes par apprentissage par renforcement et simulation à grande échelle, acquérant en quelques semaines des capacités de levage, de transport et d'équilibrage adaptatif. Pour les intégrateurs et décideurs industriels qui envisagent le déploiement d'humanoïdes en usine, l'autonomie énergétique reste l'un des principaux freins à une exploitation continue en plusieurs équipes. En réduisant l'immobilisation liée à la batterie de 90 minutes à moins de trois, Boston Dynamics cible directement ce goulot d'étranglement plutôt que la seule démonstration de dextérité. L'entreprise met aussi en avant un transfert simulation-vers-robot réel en environ une heure, ce qui suggérerait une réduction notable de l'écart sim-to-real qui a longtemps limité le passage de compétences apprises virtuellement au monde physique. Ces chiffres restent toutefois ceux communiqués par le fabricant, sans validation indépendante ni confirmation publique de déploiements clients à grande échelle: il s'agit pour l'instant d'une capacité produit annoncée, pas d'un usage industriel documenté sur site. Cette évolution s'inscrit dans la trajectoire d'Atlas, passé en 2024 d'un robot hydraulique de démonstration à une plateforme entièrement électrique pensée pour la manutention industrielle. L'architecture a été volontairement simplifiée: deux types d'actionneurs seulement pour tout le corps, une conception symétrique des bras et des jambes, et des articulations sans câbles traversants permettant une rotation continue et réduisant l'usure, autant de choix qui facilitent la modélisation et l'entraînement en simulation. Lors de tests, le robot est parvenu à déplacer un réfrigérateur de plus de 45 kg après un entraînement effectué avec des charges nettement plus légères, et des mouvements dynamiques comme des coups de pied, des appuis renversés ou des backflips sont utilisés pour muscler son équilibre et sa récupération. Boston Dynamics évolue dans un marché de l'humanoïde industriel de plus en plus disputé, face à Figure AI et son Figure 03, Tesla et Optimus, ou encore les plateformes logicielles Pi-0 de Physical Intelligence et GR00T N2 de Nvidia, qui misent elles aussi sur l'apprentissage par simulation massive. Aucune date de déploiement client ni volume de production n'a pour l'instant été précisé pour cette fonction de changement de batterie autonome.

HumanoïdesOpinion
1 source