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Striding AI présente les robots H1 et C1 pour supérettes ouvertes 24h/24, avec un lancement du service visé en 2027
Chine/AsiePandaily 

Striding AI présente les robots H1 et C1 pour supérettes ouvertes 24h/24, avec un lancement du service visé en 2027

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Striding AI, une startup pékinoise d'IA physique, a dévoilé le 8 octobre, lors de la 22e Asia-Pacific Retailers Convention and Exhibition (APRCE 2026), un système robotique destiné aux supérettes ouvertes 24h/24, selon un communiqué relayé par QbitAI. Il comprend trois briques. H1 est un humanoïde bipède conçu pour les zones de circulation des clients : il parle plus de 20 langues, affiche 45 expressions faciales et 36 gestes, et propose une API ouverte. C1 est un robot à roues doté de bras, pensé pour les allées étroites : base omnidirectionnelle fine, portée verticale d'environ 100 mm à plus de 1 750 mm, manutention, réassort et chargement. Selon la société, il détecte les clients proches par fusion de capteurs, s'arrête à moins de 10 cm d'un obstacle en urgence et embarque caméras de profondeur avant et arrière ainsi qu'une vision à 360 degrés. M1 est la plateforme de supervision qui attribue les tâches, suit les états et permet une reprise en main par le personnel. Le « cerveau incarné » repose sur SLM-0.5, un world action model léger annoncé à 98,6 % de réussite moyenne sur le benchmark LIBERO avec une inférence 24 fois plus rapide que les approches courantes, sur STEAM, un système de post-entraînement par apprentissage par renforcement bâti sur le framework open source RLinf (95 % de réussite sur une tâche de remplissage de rayon donnée), et sur Rpent, une couche agent développée avec l'université Tsinghua et Infinigence AI, qui décompose une demande en étapes, appelle les modules de navigation et de préhension et replanifie en cas d'échec.

Pour les intégrateurs et les directions opérationnelles du retail, l'intérêt est le positionnement « zéro rétrofit » : aucune modification des rayonnages ni des circulations, ce qui, si cela se vérifie, abaisserait fortement la barrière d'entrée par rapport aux solutions exigeant un magasin repensé. Le ciblage du travail répétitif et nocturne (réassort, inventaire, patrouilles) est aussi plus réaliste que les démonstrations généralistes. La prudence s'impose toutefois. Le taux d'autonomie de 99 % n'est pas détaillé : on ignore le périmètre des tâches, la durée de mesure et le nombre d'interventions humaines. Le score LIBERO est un benchmark de simulation, qui ne préjuge pas de la fiabilité en magasin réel, et les 95 % de STEAM portent sur une seule tâche de rayonnage spécifiée. Aucune donnée de cadence, de payload ni de prix n'est fournie. Il s'agit à ce stade d'une annonce de salon, sans déploiement commercial établi.

Striding AI a été cofondée par l'entrepreneur en série Song Yao, Yang Yuxin, le chercheur de Tsinghua Yu Chao et le groupe Charoen Pokphand, géant thaïlandais dont l'activité de distribution (notamment les supérettes) offre un terrain d'essai naturel, même si l'article ne le précise pas. L'entreprise prévoit de tester le système avec une grande enseigne mondiale, sans la nommer, puis de lancer un service commercial en 2027, en vente directe ou en Robotics-as-a-Service (matériel, logiciel et maintenance). Une version renforcée de C1 et un robot A1 pour l'encaissement et l'emballage sont annoncés sans calendrier. Le positionnement rappelle celui d'acteurs de la manipulation en rayon et de l'humanoïde de service chinois, tandis que la brique logicielle, avec l'inférence embarquée d'Infinigence et l'écosystème RLinf, illustre la structuration d'une chaîne locale de bout en bout. Le véritable test sera la publication de résultats de pilote en magasin, avec taux d'intervention et coût par heure.

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Unitree lance UniStore, le premier App Store mondial pour robots humanoïdes, avec 24 applications de mouvement disponibles au lancement
1Pandaily 

Unitree lance UniStore, le premier App Store mondial pour robots humanoïdes, avec 24 applications de mouvement disponibles au lancement

Unitree Robotics a lancé UniStore, une plateforme de distribution d'applications pour robots humanoïdes, structurée autour de quatre modules : User Square, Motion Library, Dataset et Developer Center. Au lancement, la Motion Library propose 24 actions motrices téléchargeables, parmi lesquelles une danse style Jackson, du Mantis Boxing, le Charleston, des animations "比心" (finger heart) et une catégorie de comportements humoristiques baptisée "整活". Ces contenus sont accessibles en essai gratuit à durée limitée. L'interface utilisateur reproduit le modèle UX des app stores mobiles : navigation, téléchargement et installation de nouvelles compétences directement depuis une application smartphone, sans intervention technique sur le robot. La plateforme est compatible avec l'ensemble de la gamme Unitree, humanoïdes G1 et H1, quadrupède B2 et robot chien Go2. Le Developer Center ouvre la publication à des développeurs tiers, qui peuvent créer et soumettre leurs propres packages de mouvements. L'initiative est structurellement significative pour le secteur, même si les 24 applications du lancement relèvent davantage de la démonstration grand public que du cas d'usage industriel. Ce qui compte, c'est le modèle : Unitree cherche à décorréler la valeur logicielle de la valeur matérielle, en instaurant un écosystème tiers autour de ses plateformes physiques. Pour les intégrateurs et les décideurs B2B, c'est une orientation claire vers la monétisation des comportements robotiques et une réduction de la dépendance aux pipelines de développement propriétaires. Cela pose aussi une question sur la résilience qualité : des comportements créés par des tiers et installés sur des robots humanoïdes en environnement réel soulèvent des enjeux de validation et de responsabilité que la plateforme ne documente pas encore publiquement. Unitree, fondée en 2016 à Shenzhen, s'est imposée comme le fournisseur de robots quadrupèdes les moins chers du marché avant de pivoter vers les humanoïdes avec le H1 puis le G1, commercialisé sous les 16 000 dollars. La stratégie UniStore s'inscrit en opposition directe avec Boston Dynamics, dont l'approche reste fermée et orientée contrats enterprise, mais aussi face à Figure AI, Agility Robotics et 1X, qui misent sur des pipelines logiciels internes. Si des développeurs tiers commencent à publier des packages de mouvements fonctionnels, Unitree pourrait accélérer sa couverture de cas d'usage sans porter seul le coût R&D. Les prochaines étapes à surveiller : le volume de contributions externes dans les 90 premiers jours et l'éventuelle ouverture d'un modèle de monétisation pour les développeurs.

UESignal compétitif indirect pour les intégrateurs et développeurs européens : Unitree instaure un écosystème logiciel ouvert autour de robots humanoïdes low-cost, sans équivalent chez les acteurs occidentaux pour l'instant.

Chine/AsieOpinion
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BYD entre dans la course aux robots humanoïdes avec un lancement en août
2Interesting Engineering 

BYD entre dans la course aux robots humanoïdes avec un lancement en août

BYD, le numéro un mondial de la voiture électrique et principal rival de Tesla, a confirmé au South China Morning Post qu'il dévoilera ses premiers robots humanoïdes en août, dans son showroom Di Space. L'entreprise précise que les machines seront fonctionnelles et que les visiteurs pourront interagir directement avec elles lors d'une exposition immersive, et non assister à une simple vidéo promotionnelle. Cette annonce fait suite aux rumeurs apparues en 2025 sur les ambitions de BYD en robotique embarquée, puis à la confirmation en juin par Stella Li, vice-présidente exécutive du groupe, d'un investissement significatif dans l'intelligence artificielle. BYD, né comme fabricant de batteries avant de devenir un constructeur automobile intégrant lui-même la production de ses semi-conducteurs et de ses cellules énergétiques, applique désormais cette logique de verticalisation industrielle à l'humanoïde, misant sur son échelle de fabrication plutôt que sur une promesse logicielle comme le fait Tesla avec Optimus. L'enjeu dépassse la simple démonstration technologique: BYD cible d'abord l'automatisation de ses propres usines, où les robots pourraient déplacer des pièces, assembler des composants, inspecter des produits et manipuler des matériaux, avant une éventuelle commercialisation vers d'autres industriels. Ce positionnement lui permettrait de tester ses machines en interne avant de les vendre, un avantage que peu de concurrents peuvent revendiquer à cette échelle. Ding Haifeng, consultant chez Integrity à Shanghai, souligne que le marché scrutera surtout la capacité de production réelle et les prix annoncés, deux inconnues qui détermineront si l'initiative dépasse le stade de la vitrine. Stella Li estime pour sa part que la Chine sera le premier marché à voir une commercialisation complète des humanoïdes, une prédiction à prendre avec prudence tant qu'aucun calendrier de production ferme n'est communiqué. Le contexte reste celui d'une course sino-américaine déjà engagée: cinq des principales entreprises mondiales de robotique humanoïde sont chinoises, Pékin ayant classé le secteur comme industrie stratégique pour sa croissance future. Xpeng a pour sa part annoncé le déploiement de 1 000 robots d'ici 2027, tandis que Tesla n'a toujours pas commercialisé Optimus à grande échelle, une faiblesse reconnue par Allan Wang Hao, président de Tesla Chine, qui envisage lui-même une éventuelle fabrication locale de robots. Elon Musk anticipe désormais un affrontement direct entre Tesla et les constructeurs chinois sur ce terrain. Certains analystes évoquent un marché pouvant atteindre mille milliards de dollars à terme, mais cette estimation demeure spéculative et ne repose sur aucun chiffre de production ou de vente confirmé à ce stade.

Chine/AsieActu
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China vise 1 000 robots humanoïdes Iron par mois avant un déploiement mondial en 2027
3Interesting Engineering 

China vise 1 000 robots humanoïdes Iron par mois avant un déploiement mondial en 2027

Xpeng, le constructeur chinois de véhicules électriques, accélère la production de son robot humanoïde Iron avec l'objectif de dépasser 1 000 unités par mois d'ici fin 2026, en vue d'un déploiement mondial prévu pour 2027. Les premiers exemplaires seront installés comme assistants de vente dans les showrooms chinois de la marque au premier trimestre 2027, avant une extension aux magasins à l'étranger dans la seconde moitié de l'année, selon des sources citées par le Wall Street Journal et relayées par CNEV Post. Dévoilé lors de l'AI Day de Xpeng en novembre 2025, Iron mesure 178 cm pour 70 kg, des proportions proches de celles d'un adulte moyen. Sa structure mécanique s'inspire de la colonne vertébrale et du système musculo-squelettique humains, avec des actionneurs imitant des muscles synthétiques répartis sur 62 articulations actives, et des mains offrant 22 degrés de liberté capables de manipuler aussi bien des objets fragiles que des outils plus lourds. Le robot embarque trois puces Turing développées en interne, pour une puissance de calcul cumulée de 2 250 TOPS, une batterie tout solide, et le modèle Vision-Language-Action maison de Xpeng, entraîné sur des milliers d'heures de données de mouvement humain, qui lui permettrait de marcher jusqu'à 2 mètres par seconde. Cette montée en cadence de production intéresse directement l'écosystème de la robotique humanoïde, où l'écart entre démonstrations scéniques et déploiements industriels réels reste la question centrale. Iron avait déjà fait parler de lui pour de mauvaises raisons : sa démarche jugée si fluide sur scène a poussé certains observateurs à soupçonner qu'un humain se trouvait à l'intérieur, obligeant le PDG He Xiaopeng à exposer publiquement la structure mécanique interne du robot pour couper court aux doutes. Un objectif de 1 000 unités mensuelles, si tenu, placerait Xpeng parmi les rares acteurs à afficher des volumes de fabrication significatifs sur ce segment, aux côtés de Tesla (Optimus) et Figure AI (Figure 03). Mais l'usage annoncé, assistant de vente en showroom, reste pour l'instant un déploiement à faible risque opérationnel comparé à des tâches industrielles ou logistiques, ce qui invite à relativiser la portée de l'annonce tant qu'aucun pilote en usage réel n'est documenté. Ce virage s'inscrit dans une stratégie plus large de Xpeng, qui cherche à transformer son savoir-faire en conduite autonome et en intelligence artificielle embarquée, développé pour ses véhicules électriques, en une offre d'IA physique plus large. L'entreprise a récemment présenté ce qu'elle présente comme le premier robotaxi chinois entièrement développé en interne et prêt pour la production, bâti sur sa plateforme GX et conçu pour répondre aux standards de conduite autonome de niveau 4. Sur le marché des humanoïdes, Xpeng affronte une concurrence dense, entre les groupes chinois rivaux comme Unitree ou UBTech, et les acteurs américains Tesla et Figure AI, ainsi que des laboratoires spécialisés dans les modèles VLA comme Physical Intelligence (Pi-0) ou NVIDIA (GR00T N2). La feuille de route reste pour l'instant celle d'un teaser industriel : la production de masse et le calendrier de déploiement en Chine puis à l'international pour 2027 restent à confirmer par des livraisons effectives, aucun contrat commercial concret n'ayant été détaillé à ce stade.

Chine/AsieActu
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PHANES AI lance SeePhys Hub, un kit portable qui enregistre la vision, le toucher et le mouvement du corps entier
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PHANES AI lance SeePhys Hub, un kit portable qui enregistre la vision, le toucher et le mouvement du corps entier

PHANES AI a lancé le 14 octobre SeePhys Hub, un système de capture de données multimodales du corps entier destiné à transformer l'activité humaine quotidienne en données d'entraînement pour robots. Selon QbitAI, le produit est une co-sortie avec Tinno Mobile, qui apporte son expérience en maîtrise des coûts, chaîne d'approvisionnement et assurance qualité, tandis que PHANES AI se charge de la conception produit et des algorithmes. Le kit comprend un bandeau frontal à quatre caméras, deux bracelets de poignet, trois capteurs de mouvement portés à la taille et au bas des jambes, et une paire de gants tactiles. L'ensemble enregistre la vision à la première personne sur 360 degrés, la pose des mains, le toucher à haute densité, ainsi que la pose et les forces du corps entier. Le bandeau pèse au plus 220 grammes, chaque bracelet au plus 75 grammes, avec 24 heures d'enregistrement continu. L'erreur de synchronisation entre caméras, IMU et UWB du bandeau reste inférieure à 0,5 milliseconde. Les trois capteurs combinent signaux inertiels (IMU) et mesure de distance ultra large bande (UWB) entre nœuds, fusionnés avec la vision de la tête et des poignets pour estimer la pose complète. L'enjeu tient à une limite connue des données égocentriques. Les caméras montées sur la tête passent à l'échelle facilement, ce qui en a fait une source majeure pour l'apprentissage robotique, mais elles voient mal les coudes et les jambes et ne disent rien de la force exercée sur un objet. Or marcher, se pencher ou coordonner deux mains exige précisément ces informations. PHANES AI vise donc une couche intermédiaire entre la vidéo internet, abondante mais pauvre, et la capture de mouvement de haute précision ou les données sur robot réel, fidèles mais coûteuses. Le choix de rendre les gants optionnels est révélateur : les opérateurs de collecte ont demandé de ne pas imposer de gants à leurs équipes, car ils gênent les tâches délicates comme la vaisselle et ajoutent du bruit capteur. Les clients choisissent donc leur configuration selon la tâche, et l'équipe étudie l'estimation du toucher à partir de la seule vision. Il faut toutefois noter que l'annonce ne fournit ni prix, ni volumes de production, ni client nommé, ni mesure de précision de la pose estimée, et que le gain réel pour l'entraînement de politiques robotiques n'est pas démontré. Le produit s'inscrit dans une course à la donnée humaine, qui cherche à contourner le coût de la téléopération sur robot réel. La plateforme associée assure l'analyse, le nettoyage, la segmentation et l'annotation sémantique, et se relie à la reconstruction de scène, à l'estimation de pose, au suivi des mains et au retargeting de mouvement vers des morphologies robotiques. Le fondateur et PDG Yang Shuo, devenu professeur titulaire à l'Institut de technologie de Harbin (Shenzhen) à 26 ans, positionne l'outil face aux solutions de capture existantes. L'alliance avec un fabricant de téléphones comme Tinno suggère une ambition de production à coût maîtrisé, condition nécessaire pour déployer des centaines de kits chez des opérateurs de collecte. Les prochaines étapes à surveiller sont la publication de benchmarks comparant des politiques entraînées avec et sans ces données, les premiers clients nommés et l'avancée de l'estimation du toucher sans gants.

UEPas d\'impact direct sur la France/UE

Chine/AsieActu
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