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JD.com lance un service de "robot-ambulance" et vise 50 villes en trois ans
Chine/AsiePandaily 

JD.com lance un service de "robot-ambulance" et vise 50 villes en trois ans

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JD.com, le géant chinois du e-commerce, a lancé officiellement son service baptisé "robot ambulance", un réseau de maintenance et de réparation dédié aux robots commerciaux. Le service couvre les robots humanoïdes, quadrupèdes et robots compagnons IA, et propose une gamme complète de prestations : diagnostics de pannes, remplacement de batteries, tests de performance, maintenance esthétique et recyclage d'équipements. Déjà opérationnel à Pékin, le dispositif doit s'étendre à plus de 50 grandes villes chinoises d'ici trois ans. JD.com vise également une expansion internationale vers l'Europe, l'Amérique du Nord, le Moyen-Orient et l'Asie-Pacifique, avec des opérations déjà amorcées dans certains pays européens. Pour soutenir cette croissance, l'entreprise s'est fixé l'objectif de recruter plus de 10 000 ingénieurs spécialisés en robotique sur la même période.

Ce lancement signale une mutation structurelle dans l'industrie robotique chinoise : le marché ne se limite plus à la fabrication et à la vente de robots, il génère désormais une demande de services après-vente à l'échelle industrielle. Pour les intégrateurs et les opérateurs B2B qui déploient des flottes humanoïdes ou quadrupèdes, l'absence d'infrastructure de maintenance fiable reste l'un des principaux freins à l'adoption. En positionnant une offre de service centralisée et multi-marques, JD.com comble un vide réel, tout en consolidant sa position de plateforme logistique dans l'écosystème robot. C'est aussi un signal que le volume de robots déployés en conditions réelles est désormais suffisant pour justifier une économie de la maintenance.

JD.com n'est pas un acteur robotique au sens strict : c'est un opérateur logistique qui utilise des robots dans ses propres entrepôts depuis des années, et qui capitalise maintenant sur cette expertise opérationnelle pour en faire un service tiers. Les partenariats annoncés avec Unitree Robotics, Songyan Dynamics, Deep Robotics et AGIBOT, tous des acteurs majeurs du marché humanoïde et quadrupède chinois, donnent au service une couverture multi-constructeurs crédible. Aucun équivalent de cette échelle n'existe à ce jour en Europe, où des acteurs comme Enchanted Tools ou Wandercraft opèrent encore sans réseau de service structuré. La prochaine étape déclarée est l'extension internationale, dont le calendrier précis reste à confirmer.

Impact France/UE

JD.com ayant déjà amorcé des opérations dans certains pays européens, ce service crée une pression compétitive sur les intégrateurs européens et signale un vide structurel dans l'offre de maintenance de flottes robotiques en Europe.

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Wisson dévoile son Flexible Charge Universal Service Engine : un robot de recharge VE adaptatif sans latence
1Pandaily 

Wisson dévoile son Flexible Charge Universal Service Engine : un robot de recharge VE adaptatif sans latence

Le 9 juillet, l'entreprise chinoise Wisson a présenté à Pékin, lors d'une conférence stratégique consacrée à la recharge automatique de véhicules électriques, son nouveau moteur de service universel baptisé Flexible Charge, ainsi que sa gamme de produits associée. Le système revendique une tolérance adaptative quasi instantanée au moment du contact et couvre, selon l'entreprise, l'ensemble des usages de recharge : bornes publiques, flottes dédiées et installations domestiques, avec une architecture technique unique. Wisson justifie cette approche par la variabilité extrême du terrain : des centaines de marques de véhicules, des milliers d'emplacements et de standards de trappes et de connecteurs, auxquels s'ajoutent l'angle de stationnement, les mouvements de passagers, la météo et les obstacles dynamiques. Flexible Charge s'appuie sur l'architecture maison « Pliabot », qui combine structures souples bio-inspirées, compliance passive adaptative et IA multimodale distribuée. Contrairement aux systèmes rigides à articulations, qui nécessitent des boucles perception-action de l'ordre de la centaine de millisecondes, Wisson affirme obtenir une réponse quasi instantanée au premier contact grâce à la flexibilité des matériaux et à la compressibilité de l'air dans ses muscles pneumatiques artificiels, combinée à une génération de trajectoire en temps réel, pour s'adapter en une à deux secondes (durée typique d'insertion d'un connecteur) aux variations de position, d'angle et de force. L'entreprise revendique trois déploiements présentés comme des premières mondiales : une station publique entièrement automatisée dans le parc international de biomédecine de Yizhuang à Pékin, avec 3 millions de cycles de recharge sur plus de 130 modèles de véhicules ; un test en haute altitude à 5 190 mètres, sous 52,9 % de la pression atmosphérique standard, visant les environnements miniers et montagnards ; et des produits domestiques en configurations fixe et coulissante. Le segment de la recharge automatisée est resté longtemps au stade du démonstrateur, faute de solution capable de gérer la diversité mécanique des véhicules sans intervention humaine. Si les volumes avancés par Wisson (3 millions de cycles, 130 modèles) se vérifient à l'échelle annoncée, ils marqueraient un basculement notable du pilote vers une exploitation commerciale récurrente, un seuil que peu d'acteurs du secteur revendiquent publiquement. Le test en altitude cible un marché B2B concret, celui des opérateurs miniers et des flottes en zone reculée, où la fiabilité mécanique par tout temps pèse plus que le coût. L'argument central de Wisson, une mécanique souple tolérant mieux l'imprécision du réel qu'une précision rigide finement calibrée, fait écho à un débat plus large en robotique sur la compliance passive. Les métriques de « réponse zéro seconde » ne sont toutefois étayées par aucune donnée de latence indépendante ni taux d'échec comparé, ce qui invite à la prudence avant audit tiers. L'élargissement visé vers Robotaxi, Robobus, camion autonome et logistique sans chauffeur signale une ambition de fournisseur d'infrastructure critique pour tout l'écosystème autonome chinois, au-delà du simple fabricant de bornes. Wisson s'inscrit dans une vague d'entreprises chinoises développant depuis plusieurs années des robots de recharge, portée par la croissance rapide du parc électrique national et le manque de personnel dans certaines stations. L'architecture Pliabot prolonge des travaux antérieurs de la société sur les structures souples et les actionneurs pneumatiques, une famille de technologies aussi explorée en Occident pour la préhension en environnement non structuré. Sur ce marché, Wisson affronte d'autres acteurs chinois ainsi que des constructeurs automobiles développant leurs propres solutions de branchement robotisé, y compris en Europe où des pilotes existent chez plusieurs équipementiers sans atteindre le stade commercial revendiqué ici. Aucun acteur français ou européen n'apparaît dans cette annonce, circonscrite pour l'instant au marché chinois. Wisson dit vouloir nouer des partenariats avec constructeurs, opérateurs de stations, acteurs des infrastructures énergétiques et collectivités locales pour accélérer le déploiement commercial, sans donner de calendrier ni de volumes cibles pour les prochains pilotes.

Chine/AsieActu
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Striding AI présente les robots H1 et C1 pour supérettes ouvertes 24h/24, avec un lancement du service visé en 2027
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Striding AI présente les robots H1 et C1 pour supérettes ouvertes 24h/24, avec un lancement du service visé en 2027

Striding AI, une startup pékinoise d'IA physique, a dévoilé le 8 octobre, lors de la 22e Asia-Pacific Retailers Convention and Exhibition (APRCE 2026), un système robotique destiné aux supérettes ouvertes 24h/24, selon un communiqué relayé par QbitAI. Il comprend trois briques. H1 est un humanoïde bipède conçu pour les zones de circulation des clients : il parle plus de 20 langues, affiche 45 expressions faciales et 36 gestes, et propose une API ouverte. C1 est un robot à roues doté de bras, pensé pour les allées étroites : base omnidirectionnelle fine, portée verticale d'environ 100 mm à plus de 1 750 mm, manutention, réassort et chargement. Selon la société, il détecte les clients proches par fusion de capteurs, s'arrête à moins de 10 cm d'un obstacle en urgence et embarque caméras de profondeur avant et arrière ainsi qu'une vision à 360 degrés. M1 est la plateforme de supervision qui attribue les tâches, suit les états et permet une reprise en main par le personnel. Le « cerveau incarné » repose sur SLM-0.5, un world action model léger annoncé à 98,6 % de réussite moyenne sur le benchmark LIBERO avec une inférence 24 fois plus rapide que les approches courantes, sur STEAM, un système de post-entraînement par apprentissage par renforcement bâti sur le framework open source RLinf (95 % de réussite sur une tâche de remplissage de rayon donnée), et sur Rpent, une couche agent développée avec l'université Tsinghua et Infinigence AI, qui décompose une demande en étapes, appelle les modules de navigation et de préhension et replanifie en cas d'échec. Pour les intégrateurs et les directions opérationnelles du retail, l'intérêt est le positionnement « zéro rétrofit » : aucune modification des rayonnages ni des circulations, ce qui, si cela se vérifie, abaisserait fortement la barrière d'entrée par rapport aux solutions exigeant un magasin repensé. Le ciblage du travail répétitif et nocturne (réassort, inventaire, patrouilles) est aussi plus réaliste que les démonstrations généralistes. La prudence s'impose toutefois. Le taux d'autonomie de 99 % n'est pas détaillé : on ignore le périmètre des tâches, la durée de mesure et le nombre d'interventions humaines. Le score LIBERO est un benchmark de simulation, qui ne préjuge pas de la fiabilité en magasin réel, et les 95 % de STEAM portent sur une seule tâche de rayonnage spécifiée. Aucune donnée de cadence, de payload ni de prix n'est fournie. Il s'agit à ce stade d'une annonce de salon, sans déploiement commercial établi. Striding AI a été cofondée par l'entrepreneur en série Song Yao, Yang Yuxin, le chercheur de Tsinghua Yu Chao et le groupe Charoen Pokphand, géant thaïlandais dont l'activité de distribution (notamment les supérettes) offre un terrain d'essai naturel, même si l'article ne le précise pas. L'entreprise prévoit de tester le système avec une grande enseigne mondiale, sans la nommer, puis de lancer un service commercial en 2027, en vente directe ou en Robotics-as-a-Service (matériel, logiciel et maintenance). Une version renforcée de C1 et un robot A1 pour l'encaissement et l'emballage sont annoncés sans calendrier. Le positionnement rappelle celui d'acteurs de la manipulation en rayon et de l'humanoïde de service chinois, tandis que la brique logicielle, avec l'inférence embarquée d'Infinigence et l'écosystème RLinf, illustre la structuration d'une chaîne locale de bout en bout. Le véritable test sera la publication de résultats de pilote en magasin, avec taux d'intervention et coût par heure.

Chine/AsieActu
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BYD entre dans la course aux robots humanoïdes avec un lancement en août
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BYD entre dans la course aux robots humanoïdes avec un lancement en août

BYD, le numéro un mondial de la voiture électrique et principal rival de Tesla, a confirmé au South China Morning Post qu'il dévoilera ses premiers robots humanoïdes en août, dans son showroom Di Space. L'entreprise précise que les machines seront fonctionnelles et que les visiteurs pourront interagir directement avec elles lors d'une exposition immersive, et non assister à une simple vidéo promotionnelle. Cette annonce fait suite aux rumeurs apparues en 2025 sur les ambitions de BYD en robotique embarquée, puis à la confirmation en juin par Stella Li, vice-présidente exécutive du groupe, d'un investissement significatif dans l'intelligence artificielle. BYD, né comme fabricant de batteries avant de devenir un constructeur automobile intégrant lui-même la production de ses semi-conducteurs et de ses cellules énergétiques, applique désormais cette logique de verticalisation industrielle à l'humanoïde, misant sur son échelle de fabrication plutôt que sur une promesse logicielle comme le fait Tesla avec Optimus. L'enjeu dépassse la simple démonstration technologique: BYD cible d'abord l'automatisation de ses propres usines, où les robots pourraient déplacer des pièces, assembler des composants, inspecter des produits et manipuler des matériaux, avant une éventuelle commercialisation vers d'autres industriels. Ce positionnement lui permettrait de tester ses machines en interne avant de les vendre, un avantage que peu de concurrents peuvent revendiquer à cette échelle. Ding Haifeng, consultant chez Integrity à Shanghai, souligne que le marché scrutera surtout la capacité de production réelle et les prix annoncés, deux inconnues qui détermineront si l'initiative dépasse le stade de la vitrine. Stella Li estime pour sa part que la Chine sera le premier marché à voir une commercialisation complète des humanoïdes, une prédiction à prendre avec prudence tant qu'aucun calendrier de production ferme n'est communiqué. Le contexte reste celui d'une course sino-américaine déjà engagée: cinq des principales entreprises mondiales de robotique humanoïde sont chinoises, Pékin ayant classé le secteur comme industrie stratégique pour sa croissance future. Xpeng a pour sa part annoncé le déploiement de 1 000 robots d'ici 2027, tandis que Tesla n'a toujours pas commercialisé Optimus à grande échelle, une faiblesse reconnue par Allan Wang Hao, président de Tesla Chine, qui envisage lui-même une éventuelle fabrication locale de robots. Elon Musk anticipe désormais un affrontement direct entre Tesla et les constructeurs chinois sur ce terrain. Certains analystes évoquent un marché pouvant atteindre mille milliards de dollars à terme, mais cette estimation demeure spéculative et ne repose sur aucun chiffre de production ou de vente confirmé à ce stade.

Chine/AsieActu
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JD.com se lance dans l'IA incarnée : construction de la première usine de robots RoboBase à Guangzhou
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JD.com se lance dans l'IA incarnée : construction de la première usine de robots RoboBase à Guangzhou

JD.com a posé la première pierre de son site "Robot Base" à Guangzhou, marquant l'entrée officielle du géant chinois du e-commerce dans l'IA incarnée (embodied AI). L'investissement, estimé à environ 1 milliard de RMB, doit être achevé en 2028 pour une pleine production visée en 2030, avec une valeur de production annuelle projetée à 1,75 milliard de RMB. Le site accueillera des acteurs de l'IA incarnée, de la robotique industrielle et de service, ainsi que des entreprises de la chaîne d'approvisionnement amont et aval. Le fondateur Richard Liu a annoncé un plan de plus de 80 sites RoboBase à travers le pays, tandis que la filiale JD Logistics prévoit d'acquérir 3 millions de robots, 1 million de véhicules autonomes et 100 000 drones sur cinq ans pour automatiser l'ensemble de sa chaîne logistique, de l'entreposage à la livraison du dernier kilomètre. Les partenaires du site de Guangzhou incluent Zhiyuan Robot, Leju Robot, Qingtong Vision et GAC Huilun Technology. JD.com ne fabrique pas de robots lui-même mais se positionne comme orchestrateur de plateforme, un choix stratégique qui mérite d'être souligné plutôt que pris pour argent comptant. L'entreprise met en avant quatre leviers : l'intégration à son écosystème de distribution pour réduire les coûts et donner accès au marché, ses modèles open-source et centres de collecte de données à grande échelle, des terrains de test réels via ses magasins JD MALL, parcs logistiques et pharmacies, et enfin un accès au capital via ses fonds d'investissement et JD Finance. Ce modèle répond directement aux trois blocages classiques du secteur robotique identifiés par l'industrie : l'absence de scénarios de déploiement réels, l'absence de canaux de vente stables, et le manque de capital de développement soutenu. La déclaration selon laquelle Songyan Power aurait vendu plus de 500 robots en deux jours sur la plateforme JD reste toutefois un chiffre communiqué par JD lui-même, sans vérification indépendante, et JD vise 10 milliards de RMB de ventes de robots sur sa plateforme cette année, avec l'objectif de faire dépasser 1 milliard de RMB de ventes à une centaine de marques d'ici trois ans. JD investit dans des startups de robotique incarnée depuis 2025, dont LimX Dynamics (locomotion humanoïde), Zhiyuan Robot (robots humanoïdes généralistes), Zhongqing Robot, Pasini et RoboScience. Le directeur des opérations de Zhiyuan Robot a confirmé que des robots de l'entreprise sont déjà déployés dans des stations de métro de Guangzhou, dans le cadre d'une coentreprise avec l'opérateur local. JD s'attaque aussi au service après-vente, un angle mort classique du secteur, en s'appuyant sur son réseau JD Service+ de plusieurs milliers de techniciens formés pour bâtir un maillage national de maintenance. Le 11 juillet, le gouvernement provincial du Guangdong a signé un accord stratégique global avec le groupe JD couvrant l'économie numérique, la logistique intelligente et la fabrication robotique, signe d'un soutien politique appuyé à ce modèle de plateforme au moment où le secteur robotique chinois cherche à transformer ses démonstrations technologiques en déploiements commerciaux réels.

Chine/AsieOpinion
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