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Wisson dévoile son Flexible Charge Universal Service Engine : un robot de recharge VE adaptatif sans latence
Chine/AsiePandaily 

Wisson dévoile son Flexible Charge Universal Service Engine : un robot de recharge VE adaptatif sans latence

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Le 9 juillet, l'entreprise chinoise Wisson a présenté à Pékin, lors d'une conférence stratégique consacrée à la recharge automatique de véhicules électriques, son nouveau moteur de service universel baptisé Flexible Charge, ainsi que sa gamme de produits associée. Le système revendique une tolérance adaptative quasi instantanée au moment du contact et couvre, selon l'entreprise, l'ensemble des usages de recharge : bornes publiques, flottes dédiées et installations domestiques, avec une architecture technique unique. Wisson justifie cette approche par la variabilité extrême du terrain : des centaines de marques de véhicules, des milliers d'emplacements et de standards de trappes et de connecteurs, auxquels s'ajoutent l'angle de stationnement, les mouvements de passagers, la météo et les obstacles dynamiques. Flexible Charge s'appuie sur l'architecture maison « Pliabot », qui combine structures souples bio-inspirées, compliance passive adaptative et IA multimodale distribuée. Contrairement aux systèmes rigides à articulations, qui nécessitent des boucles perception-action de l'ordre de la centaine de millisecondes, Wisson affirme obtenir une réponse quasi instantanée au premier contact grâce à la flexibilité des matériaux et à la compressibilité de l'air dans ses muscles pneumatiques artificiels, combinée à une génération de trajectoire en temps réel, pour s'adapter en une à deux secondes (durée typique d'insertion d'un connecteur) aux variations de position, d'angle et de force. L'entreprise revendique trois déploiements présentés comme des premières mondiales : une station publique entièrement automatisée dans le parc international de biomédecine de Yizhuang à Pékin, avec 3 millions de cycles de recharge sur plus de 130 modèles de véhicules ; un test en haute altitude à 5 190 mètres, sous 52,9 % de la pression atmosphérique standard, visant les environnements miniers et montagnards ; et des produits domestiques en configurations fixe et coulissante.

Le segment de la recharge automatisée est resté longtemps au stade du démonstrateur, faute de solution capable de gérer la diversité mécanique des véhicules sans intervention humaine. Si les volumes avancés par Wisson (3 millions de cycles, 130 modèles) se vérifient à l'échelle annoncée, ils marqueraient un basculement notable du pilote vers une exploitation commerciale récurrente, un seuil que peu d'acteurs du secteur revendiquent publiquement. Le test en altitude cible un marché B2B concret, celui des opérateurs miniers et des flottes en zone reculée, où la fiabilité mécanique par tout temps pèse plus que le coût. L'argument central de Wisson, une mécanique souple tolérant mieux l'imprécision du réel qu'une précision rigide finement calibrée, fait écho à un débat plus large en robotique sur la compliance passive. Les métriques de « réponse zéro seconde » ne sont toutefois étayées par aucune donnée de latence indépendante ni taux d'échec comparé, ce qui invite à la prudence avant audit tiers. L'élargissement visé vers Robotaxi, Robobus, camion autonome et logistique sans chauffeur signale une ambition de fournisseur d'infrastructure critique pour tout l'écosystème autonome chinois, au-delà du simple fabricant de bornes.

Wisson s'inscrit dans une vague d'entreprises chinoises développant depuis plusieurs années des robots de recharge, portée par la croissance rapide du parc électrique national et le manque de personnel dans certaines stations. L'architecture Pliabot prolonge des travaux antérieurs de la société sur les structures souples et les actionneurs pneumatiques, une famille de technologies aussi explorée en Occident pour la préhension en environnement non structuré. Sur ce marché, Wisson affronte d'autres acteurs chinois ainsi que des constructeurs automobiles développant leurs propres solutions de branchement robotisé, y compris en Europe où des pilotes existent chez plusieurs équipementiers sans atteindre le stade commercial revendiqué ici. Aucun acteur français ou européen n'apparaît dans cette annonce, circonscrite pour l'instant au marché chinois. Wisson dit vouloir nouer des partenariats avec constructeurs, opérateurs de stations, acteurs des infrastructures énergétiques et collectivités locales pour accélérer le déploiement commercial, sans donner de calendrier ni de volumes cibles pour les prochains pilotes.

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Wanxun Technology (万勋科技), société chinoise spécialisée en robotique, a organisé le 9 juillet 2026 à Pékin une conférence stratégique consacrée à la recharge automatique de véhicules électriques. L'entreprise y a présenté « Roufeng Chong » (柔韧充), un moteur de service universel pour la recharge automatisée, censé couvrir à la fois les usages publics, professionnels et domestiques avec une même architecture technique. Le système repose sur la plateforme Pliabot®, une structure d'actionnement souple et compressible associée à une IA multimodale que la société appelle « neuronale », permettant selon elle un temps de réaction quasi instantané au premier point de contact entre le bras et le véhicule. Deux gammes de produits en découlent : CF1, une borne fixe, et CS1, un connecteur mobile sur rail. Trois déploiements sont mis en avant comme démonstrations de référence : une station de recharge publique dans le parc biomédical international de Yizhuang à Pékin, ouverte à tous les modèles et ayant déjà traité plus de 130 modèles de véhicules différents pour environ 3 millions de sessions de charge cumulées ; des essais menés à 5 190 mètres d'altitude, sous une pression atmosphérique d'environ 53 % de la normale, présentés comme un test en conditions extrêmes ; et un robot domestique compact de 10 centimètres d'épaisseur doté de 18 degrés de liberté, annoncé comme interopérable avec le système embarqué Tesla, installable en 30 minutes par l'utilisateur, avec une commercialisation prévue au second semestre 2026 et un lancement international visé pour le CES de janvier 2027. L'enjeu dépasse la simple démonstration technologique : la recharge automatique bute depuis des années sur l'écart entre prototypes contrôlés et environnements réels, où la diversité des marques, des emplacements de trappe, des angles de stationnement et des perturbations (piétons, portières, intempéries) rend les bras robotiques rigides peu fiables à grande échelle. En misant sur une structure passivement souple plutôt que sur une précision purement algorithmique, Wanxun cherche à répondre à ce problème avec un nombre limité de produits couvrant tous les scénarios, plutôt qu'une solution sur mesure par cas d'usage. Si les volumes annoncés pour la station de Pékin se confirment, il s'agirait d'un signal notable pour un secteur encore largement au stade pilote. Il faut toutefois noter que le chiffre de « 0,000 seconde » de temps de réaction relève davantage de l'argument marketing que d'une mesure physique littérale : il désigne une réponse mécanique quasi immédiate de la structure souple, non une latence nulle au sens strict. La recharge automatisée fait l'objet de tentatives depuis plusieurs années, du bras-serpent expérimental présenté par Tesla en 2015 à divers prototypes chinois et occidentaux, sans qu'aucun acteur n'ait jusqu'ici démontré un déploiement multi-marques à grande échelle en conditions réelles. Wanxun se positionne face à des architectures concurrentes fondées sur des bras rigides et une planification de trajectoire de haute précision, en misant sur la conformité mécanique passive comme réponse à l'incertitude du terrain. L'entreprise indique poursuivre des partenariats avec constructeurs automobiles, opérateurs de stations, acteurs des infrastructures énergétiques, flottes de robotaxis et robobus, ainsi que des collectivités locales, pour étendre ces déploiements aux mines, ports, hubs de transport et zones résidentielles, avec comme prochaine échéance commerciale le lancement du produit domestique fin 2026 puis sa présentation internationale au CES 2027.

Chine/AsieActu
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JD.com lance un service de "robot-ambulance" et vise 50 villes en trois ans
2Pandaily 

JD.com lance un service de "robot-ambulance" et vise 50 villes en trois ans

JD.com, le géant chinois du e-commerce, a lancé officiellement son service baptisé "robot ambulance", un réseau de maintenance et de réparation dédié aux robots commerciaux. Le service couvre les robots humanoïdes, quadrupèdes et robots compagnons IA, et propose une gamme complète de prestations : diagnostics de pannes, remplacement de batteries, tests de performance, maintenance esthétique et recyclage d'équipements. Déjà opérationnel à Pékin, le dispositif doit s'étendre à plus de 50 grandes villes chinoises d'ici trois ans. JD.com vise également une expansion internationale vers l'Europe, l'Amérique du Nord, le Moyen-Orient et l'Asie-Pacifique, avec des opérations déjà amorcées dans certains pays européens. Pour soutenir cette croissance, l'entreprise s'est fixé l'objectif de recruter plus de 10 000 ingénieurs spécialisés en robotique sur la même période. Ce lancement signale une mutation structurelle dans l'industrie robotique chinoise : le marché ne se limite plus à la fabrication et à la vente de robots, il génère désormais une demande de services après-vente à l'échelle industrielle. Pour les intégrateurs et les opérateurs B2B qui déploient des flottes humanoïdes ou quadrupèdes, l'absence d'infrastructure de maintenance fiable reste l'un des principaux freins à l'adoption. En positionnant une offre de service centralisée et multi-marques, JD.com comble un vide réel, tout en consolidant sa position de plateforme logistique dans l'écosystème robot. C'est aussi un signal que le volume de robots déployés en conditions réelles est désormais suffisant pour justifier une économie de la maintenance. JD.com n'est pas un acteur robotique au sens strict : c'est un opérateur logistique qui utilise des robots dans ses propres entrepôts depuis des années, et qui capitalise maintenant sur cette expertise opérationnelle pour en faire un service tiers. Les partenariats annoncés avec Unitree Robotics, Songyan Dynamics, Deep Robotics et AGIBOT, tous des acteurs majeurs du marché humanoïde et quadrupède chinois, donnent au service une couverture multi-constructeurs crédible. Aucun équivalent de cette échelle n'existe à ce jour en Europe, où des acteurs comme Enchanted Tools ou Wandercraft opèrent encore sans réseau de service structuré. La prochaine étape déclarée est l'extension internationale, dont le calendrier précis reste à confirmer.

UEJD.com ayant déjà amorcé des opérations dans certains pays européens, ce service crée une pression compétitive sur les intégrateurs européens et signale un vide structurel dans l'offre de maintenance de flottes robotiques en Europe.

Chine/AsieOpinion
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Xiaomi dévoile un bras robotique pour la recharge à domicile des véhicules électriques sans intervention manuelle
3Interesting Engineering 

Xiaomi dévoile un bras robotique pour la recharge à domicile des véhicules électriques sans intervention manuelle

Xiaomi a présenté en juin 2026 un bras robotique de recharge domestique pour véhicules électriques, capable de connecter automatiquement le câble de charge sans aucune intervention du conducteur. Le système, dont la sortie commerciale est annoncée pour le quatrième trimestre 2026, s'intègre aux fonctions de stationnement autonome du véhicule : une fois garé, le bras détecte la position exacte de la voiture, ouvre le port de charge, branche le connecteur et démarre la session sans manipulation humaine. La déconnexion est également automatique dès que la batterie atteint le seuil défini par l'utilisateur. Xiaomi précise en outre qu'une commande à distance via application smartphone est possible, à condition que le véhicule se trouve dans le rayon d'action du bras. L'entreprise affirme que la vidéo de démonstration a été tournée en conditions réelles et non dans un environnement de laboratoire contrôlé, et que les fonctions présentées sont déjà en état de production. Cette annonce illustre un glissement structurel dans l'écosystème EV chinois : la recharge ne se conçoit plus comme un acte isolé, mais comme le dernier maillon d'une chaîne autonome allant du déplacement au stationnement jusqu'à la récupération d'énergie. Pour les intégrateurs et les promoteurs immobiliers qui équipent des parkings résidentiels ou des flottes, l'automatisation complète du cycle réduit les frictions opérationnelles et ouvre la voie à des déploiements sans personnel dédié. Il faut toutefois nuancer : Xiaomi ne communique pas sur les spécifications techniques du bras (degrés de liberté, tolérance de positionnement, compatibilité multi-véhicules), et aucun chiffre de volume de déploiement ni de prix public n'accompagne l'annonce. La mention "production-ready" reste à vérifier à l'aune des délais habituels entre démonstration et disponibilité réelle. Xiaomi n'est pas seul sur ce segment. Li Auto a révélé lors du lancement de son SUV 100 % électrique i8, en 2025, qu'elle testait activement un robot de recharge autonome, le PDG Li Xiang citant explicitement la convergence entre conduite autonome, stationnement intelligent et recharge sans contact comme axe stratégique. En août 2025, la Harmony Intelligent Mobility Alliance (HIMA) avait déjà démontré un système similaire intégré au Aito M8 : le véhicule se déplace seul vers une baie dédiée, puis une commande smartphone déclenche le bras robotique qui branche le câble, l'ensemble du processus étant présenté comme achevable "en quelques minutes". La course se concentre donc essentiellement sur des acteurs chinois, avec une logique d'intégration verticale propre aux constructeurs qui maîtrisent à la fois le véhicule, le logiciel et l'infrastructure de charge.

Chine/AsieOpinion
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Robot à capteurs tactiles flexibles lève un nouveau financement, revenus visés x10 en 2026
436Kr 

Robot à capteurs tactiles flexibles lève un nouveau financement, revenus visés x10 en 2026

La start-up chinoise Yaole Technology, spécialisée dans les capteurs tactiles souples tissés directement dans le textile, vient de boucler un tour de table Pre-A+ mené par Dinghe Gaoda, avec la participation de l'équipementier automobile coté Changshu Automotive Trim et du studio Zulong Entertainment, Yundao Capital agissant comme conseiller financier exclusif de long terme. Les fonds serviront à développer la technologie de détection textile, industrialiser la production des gants de collecte de données et étoffer les capacités de calibration et d'interface, avec un déploiement visé vers l'IA incarnée, les modèles du monde et les habitacles intelligents. Fondée par Lü Liyun, ex-architecte en chef chez Harman où elle pilotait des plateformes de fusion multimodale de capteurs, la société s'appuie sur une équipe issue de l'Académie chinoise des sciences, de l'université du Michigan et de Pékin. Son gant, bientôt commercialisé, repose sur une architecture baptisée "fil métallique plus matrice sandwich" : un fil d'alliage métallique pur tissé en réseau conducteur et intégré en une seule pièce dans le tissu, sans capteur film ou circuit imprimé rapporté en surface comme le font la plupart des solutions concurrentes. Le boîtier de collecte, séparé du gant, embarque alimentation, traitement du signal et stockage ; le gant lui-même est lavable et remplaçable indépendamment. Yaole prévoit que l'activité gants de données pèsera plus de la moitié de son chiffre d'affaires en 2026, année où l'entreprise vise une multiplication par dix de son revenu global. Cette opération illustre un déplacement de l'attention dans la course à la robotique humanoïde : à mesure que les progrès matériels (moteurs, articulations, châssis) s'accumulent, le goulot d'étranglement se déplace vers la donnée physique réelle. Selon le Rapport sur le développement de l'industrie chinoise de l'IA incarnée, le volume mondial de données d'interaction physique réelle et de haute qualité atteignait environ 500 000 heures début 2026, alors qu'entraîner un modèle incarné généraliste doté d'une capacité de généralisation de base en réclamerait plusieurs dizaines de millions, un écart supérieur à 90 %. Contrairement à la vision ou au texte, le tactile résiste mal à la simulation : la répartition de pression, le frottement et la déformation des matériaux lors d'un contact réel restent difficiles à reproduire fidèlement, ce qui pousse le secteur à revenir vers la collecte physique directe. Au-delà de l'entraînement de mains robotiques, les gants intéressent aussi des industriels et logisticiens (type UPS) pour l'évaluation des risques ergonomiques sur chaîne, ou le secteur médical pour le suivi de rééducation fonctionnelle, ce qui élargit le marché adressable au-delà de la seule robotique. Le secteur chinois des gants de capteurs tactiles a vu cette année une prolifération rapide d'acteurs, entre approches à film imprimé, vision-tactile et textile. Yaole met en avant son expérience acquise sur des cahiers des charges automobiles pour revendiquer une fiabilité transposable à la robotique ; Changshu Automotive Trim a d'ailleurs été introduit au tour en partie pour répondre à la demande croissante des constructeurs étrangers en systèmes de classification des passagers (OCS). Dinghe Gaoda, dont le portefeuille inclut déjà Hesai, Momenta et Liufen Technology, situe l'investissement dans une thèse plus large sur la perception physique des machines, tandis que Yundao Capital insiste sur le fait que la vraie valeur ne réside pas dans le capteur lui-même mais dans sa capacité à devenir un point d'entrée standardisé pour des données exploitables à l'échelle de l'entraînement des modèles.

Chine/AsieActu
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