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Robot à capteurs tactiles flexibles lève un nouveau financement, revenus visés x10 en 2026
Chine/Asie36Kr 

Robot à capteurs tactiles flexibles lève un nouveau financement, revenus visés x10 en 2026

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La start-up chinoise Yaole Technology, spécialisée dans les capteurs tactiles souples tissés directement dans le textile, vient de boucler un tour de table Pre-A+ mené par Dinghe Gaoda, avec la participation de l'équipementier automobile coté Changshu Automotive Trim et du studio Zulong Entertainment, Yundao Capital agissant comme conseiller financier exclusif de long terme. Les fonds serviront à développer la technologie de détection textile, industrialiser la production des gants de collecte de données et étoffer les capacités de calibration et d'interface, avec un déploiement visé vers l'IA incarnée, les modèles du monde et les habitacles intelligents. Fondée par Lü Liyun, ex-architecte en chef chez Harman où elle pilotait des plateformes de fusion multimodale de capteurs, la société s'appuie sur une équipe issue de l'Académie chinoise des sciences, de l'université du Michigan et de Pékin. Son gant, bientôt commercialisé, repose sur une architecture baptisée "fil métallique plus matrice sandwich" : un fil d'alliage métallique pur tissé en réseau conducteur et intégré en une seule pièce dans le tissu, sans capteur film ou circuit imprimé rapporté en surface comme le font la plupart des solutions concurrentes. Le boîtier de collecte, séparé du gant, embarque alimentation, traitement du signal et stockage ; le gant lui-même est lavable et remplaçable indépendamment. Yaole prévoit que l'activité gants de données pèsera plus de la moitié de son chiffre d'affaires en 2026, année où l'entreprise vise une multiplication par dix de son revenu global.

Cette opération illustre un déplacement de l'attention dans la course à la robotique humanoïde : à mesure que les progrès matériels (moteurs, articulations, châssis) s'accumulent, le goulot d'étranglement se déplace vers la donnée physique réelle. Selon le Rapport sur le développement de l'industrie chinoise de l'IA incarnée, le volume mondial de données d'interaction physique réelle et de haute qualité atteignait environ 500 000 heures début 2026, alors qu'entraîner un modèle incarné généraliste doté d'une capacité de généralisation de base en réclamerait plusieurs dizaines de millions, un écart supérieur à 90 %. Contrairement à la vision ou au texte, le tactile résiste mal à la simulation : la répartition de pression, le frottement et la déformation des matériaux lors d'un contact réel restent difficiles à reproduire fidèlement, ce qui pousse le secteur à revenir vers la collecte physique directe. Au-delà de l'entraînement de mains robotiques, les gants intéressent aussi des industriels et logisticiens (type UPS) pour l'évaluation des risques ergonomiques sur chaîne, ou le secteur médical pour le suivi de rééducation fonctionnelle, ce qui élargit le marché adressable au-delà de la seule robotique.

Le secteur chinois des gants de capteurs tactiles a vu cette année une prolifération rapide d'acteurs, entre approches à film imprimé, vision-tactile et textile. Yaole met en avant son expérience acquise sur des cahiers des charges automobiles pour revendiquer une fiabilité transposable à la robotique ; Changshu Automotive Trim a d'ailleurs été introduit au tour en partie pour répondre à la demande croissante des constructeurs étrangers en systèmes de classification des passagers (OCS). Dinghe Gaoda, dont le portefeuille inclut déjà Hesai, Momenta et Liufen Technology, situe l'investissement dans une thèse plus large sur la perception physique des machines, tandis que Yundao Capital insiste sur le fait que la vraie valeur ne réside pas dans le capteur lui-même mais dans sa capacité à devenir un point d'entrée standardisé pour des données exploitables à l'échelle de l'entraînement des modèles.

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Wisson dévoile son Flexible Charge Universal Service Engine : un robot de recharge VE adaptatif sans latence
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Wisson dévoile son Flexible Charge Universal Service Engine : un robot de recharge VE adaptatif sans latence

Le 9 juillet, l'entreprise chinoise Wisson a présenté à Pékin, lors d'une conférence stratégique consacrée à la recharge automatique de véhicules électriques, son nouveau moteur de service universel baptisé Flexible Charge, ainsi que sa gamme de produits associée. Le système revendique une tolérance adaptative quasi instantanée au moment du contact et couvre, selon l'entreprise, l'ensemble des usages de recharge : bornes publiques, flottes dédiées et installations domestiques, avec une architecture technique unique. Wisson justifie cette approche par la variabilité extrême du terrain : des centaines de marques de véhicules, des milliers d'emplacements et de standards de trappes et de connecteurs, auxquels s'ajoutent l'angle de stationnement, les mouvements de passagers, la météo et les obstacles dynamiques. Flexible Charge s'appuie sur l'architecture maison « Pliabot », qui combine structures souples bio-inspirées, compliance passive adaptative et IA multimodale distribuée. Contrairement aux systèmes rigides à articulations, qui nécessitent des boucles perception-action de l'ordre de la centaine de millisecondes, Wisson affirme obtenir une réponse quasi instantanée au premier contact grâce à la flexibilité des matériaux et à la compressibilité de l'air dans ses muscles pneumatiques artificiels, combinée à une génération de trajectoire en temps réel, pour s'adapter en une à deux secondes (durée typique d'insertion d'un connecteur) aux variations de position, d'angle et de force. L'entreprise revendique trois déploiements présentés comme des premières mondiales : une station publique entièrement automatisée dans le parc international de biomédecine de Yizhuang à Pékin, avec 3 millions de cycles de recharge sur plus de 130 modèles de véhicules ; un test en haute altitude à 5 190 mètres, sous 52,9 % de la pression atmosphérique standard, visant les environnements miniers et montagnards ; et des produits domestiques en configurations fixe et coulissante. Le segment de la recharge automatisée est resté longtemps au stade du démonstrateur, faute de solution capable de gérer la diversité mécanique des véhicules sans intervention humaine. Si les volumes avancés par Wisson (3 millions de cycles, 130 modèles) se vérifient à l'échelle annoncée, ils marqueraient un basculement notable du pilote vers une exploitation commerciale récurrente, un seuil que peu d'acteurs du secteur revendiquent publiquement. Le test en altitude cible un marché B2B concret, celui des opérateurs miniers et des flottes en zone reculée, où la fiabilité mécanique par tout temps pèse plus que le coût. L'argument central de Wisson, une mécanique souple tolérant mieux l'imprécision du réel qu'une précision rigide finement calibrée, fait écho à un débat plus large en robotique sur la compliance passive. Les métriques de « réponse zéro seconde » ne sont toutefois étayées par aucune donnée de latence indépendante ni taux d'échec comparé, ce qui invite à la prudence avant audit tiers. L'élargissement visé vers Robotaxi, Robobus, camion autonome et logistique sans chauffeur signale une ambition de fournisseur d'infrastructure critique pour tout l'écosystème autonome chinois, au-delà du simple fabricant de bornes. Wisson s'inscrit dans une vague d'entreprises chinoises développant depuis plusieurs années des robots de recharge, portée par la croissance rapide du parc électrique national et le manque de personnel dans certaines stations. L'architecture Pliabot prolonge des travaux antérieurs de la société sur les structures souples et les actionneurs pneumatiques, une famille de technologies aussi explorée en Occident pour la préhension en environnement non structuré. Sur ce marché, Wisson affronte d'autres acteurs chinois ainsi que des constructeurs automobiles développant leurs propres solutions de branchement robotisé, y compris en Europe où des pilotes existent chez plusieurs équipementiers sans atteindre le stade commercial revendiqué ici. Aucun acteur français ou européen n'apparaît dans cette annonce, circonscrite pour l'instant au marché chinois. Wisson dit vouloir nouer des partenariats avec constructeurs, opérateurs de stations, acteurs des infrastructures énergétiques et collectivités locales pour accélérer le déploiement commercial, sans donner de calendrier ni de volumes cibles pour les prochains pilotes.

Chine/AsieActu
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Striding AI présente les robots H1 et C1 pour supérettes ouvertes 24h/24, avec un lancement du service visé en 2027
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Striding AI présente les robots H1 et C1 pour supérettes ouvertes 24h/24, avec un lancement du service visé en 2027

Striding AI, une startup pékinoise d'IA physique, a dévoilé le 8 octobre, lors de la 22e Asia-Pacific Retailers Convention and Exhibition (APRCE 2026), un système robotique destiné aux supérettes ouvertes 24h/24, selon un communiqué relayé par QbitAI. Il comprend trois briques. H1 est un humanoïde bipède conçu pour les zones de circulation des clients : il parle plus de 20 langues, affiche 45 expressions faciales et 36 gestes, et propose une API ouverte. C1 est un robot à roues doté de bras, pensé pour les allées étroites : base omnidirectionnelle fine, portée verticale d'environ 100 mm à plus de 1 750 mm, manutention, réassort et chargement. Selon la société, il détecte les clients proches par fusion de capteurs, s'arrête à moins de 10 cm d'un obstacle en urgence et embarque caméras de profondeur avant et arrière ainsi qu'une vision à 360 degrés. M1 est la plateforme de supervision qui attribue les tâches, suit les états et permet une reprise en main par le personnel. Le « cerveau incarné » repose sur SLM-0.5, un world action model léger annoncé à 98,6 % de réussite moyenne sur le benchmark LIBERO avec une inférence 24 fois plus rapide que les approches courantes, sur STEAM, un système de post-entraînement par apprentissage par renforcement bâti sur le framework open source RLinf (95 % de réussite sur une tâche de remplissage de rayon donnée), et sur Rpent, une couche agent développée avec l'université Tsinghua et Infinigence AI, qui décompose une demande en étapes, appelle les modules de navigation et de préhension et replanifie en cas d'échec. Pour les intégrateurs et les directions opérationnelles du retail, l'intérêt est le positionnement « zéro rétrofit » : aucune modification des rayonnages ni des circulations, ce qui, si cela se vérifie, abaisserait fortement la barrière d'entrée par rapport aux solutions exigeant un magasin repensé. Le ciblage du travail répétitif et nocturne (réassort, inventaire, patrouilles) est aussi plus réaliste que les démonstrations généralistes. La prudence s'impose toutefois. Le taux d'autonomie de 99 % n'est pas détaillé : on ignore le périmètre des tâches, la durée de mesure et le nombre d'interventions humaines. Le score LIBERO est un benchmark de simulation, qui ne préjuge pas de la fiabilité en magasin réel, et les 95 % de STEAM portent sur une seule tâche de rayonnage spécifiée. Aucune donnée de cadence, de payload ni de prix n'est fournie. Il s'agit à ce stade d'une annonce de salon, sans déploiement commercial établi. Striding AI a été cofondée par l'entrepreneur en série Song Yao, Yang Yuxin, le chercheur de Tsinghua Yu Chao et le groupe Charoen Pokphand, géant thaïlandais dont l'activité de distribution (notamment les supérettes) offre un terrain d'essai naturel, même si l'article ne le précise pas. L'entreprise prévoit de tester le système avec une grande enseigne mondiale, sans la nommer, puis de lancer un service commercial en 2027, en vente directe ou en Robotics-as-a-Service (matériel, logiciel et maintenance). Une version renforcée de C1 et un robot A1 pour l'encaissement et l'emballage sont annoncés sans calendrier. Le positionnement rappelle celui d'acteurs de la manipulation en rayon et de l'humanoïde de service chinois, tandis que la brique logicielle, avec l'inférence embarquée d'Infinigence et l'écosystème RLinf, illustre la structuration d'une chaîne locale de bout en bout. Le véritable test sera la publication de résultats de pilote en magasin, avec taux d'intervention et coût par heure.

Chine/AsieActu
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Motorevo lève plusieurs dizaines de millions de dollars en série A++, son sixième tour de financement en un an
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Motorevo lève plusieurs dizaines de millions de dollars en série A++, son sixième tour de financement en un an

Motorevo, fabricant chinois de modules d'articulations robotiques fondé en 2023, vient de boucler un tour de table A++ de plusieurs centaines de millions de RMB (soit plusieurs dizaines de millions de dollars USD), mené par Shenzhen Investment Holdings avec la participation de Genesis Capital. Il s'agit du sixième financement en l'espace d'un an, après cinq tours successifs baptisés A2 à A6 en 2025. Le PDG Chen Wankai a indiqué que les fonds serviront au développement technologique avancé, à l'élargissement de la gamme produit et à l'amélioration des capacités de fabrication et de livraison. La société propose des modules d'articulations intégrés couvrant les séries planétaires, harmoniques et cycloïdales, avec des plages de couple allant de 2 Nm à 400 Nm, destinés aux robots humanoïdes, quadrupèdes, exosquelettes et cobots. En 2025, les expéditions annuelles ont dépassé 100 000 unités, les commandes ont franchi les 150 millions de RMB (environ 21 millions USD), et l'entreprise a atteint la rentabilité. Ce qui retient l'attention, c'est moins le montant du tour que la trajectoire opérationnelle : six levées en douze mois pour un fabricant de composants, combinées à une rentabilité déjà atteinte, signalent un modèle économique solide dans un segment, les actionneurs intégrés, qui reste un goulot d'étranglement critique pour toute la filière humanoïde. La capacité à livrer 100 000 modules par an en 2025, avec une montée à 300 000-500 000 unités prévue d'ici 2026, positionne Motorevo comme fournisseur de tier-1 potentiel pour les intégrateurs qui peinent à sécuriser des chaînes d'approvisionnement en actionneurs à haute performance. Le site de production de Wuxi, opérationnel depuis avril, affiche un taux d'automatisation supérieur à 85 % et un temps de cycle de l'ordre de 90 secondes par module, des métriques industriellement significatives si elles se confirment en production de série. Motorevo s'inscrit dans une vague de spécialistes chinois des composants robotiques qui capitalisent sur l'explosion de la demande domestique en humanoïdes, portée par des acteurs comme Unitree, Leju Robotics (client référencé de Motorevo) ou Agibot. Face à eux, les équivalents occidentaux, Harmonic Drive, Maxon, ou des startups comme Hebi Robotics, peinent à rivaliser sur les volumes et les coûts. La prochaine étape pour Motorevo sera de démontrer la tenue en fiabilité de ses modules sous charge industrielle continue, condition sine qua non pour convaincre les intégrateurs au-delà des pilotes initiaux.

UEPression concurrentielle directe sur les fabricants européens d'actionneurs (notamment Maxon, Harmonic Drive Europe) : Motorevo atteint des volumes et des coûts que les équivalents occidentaux peinent à égaler, ce qui fragilise leur position de fournisseurs tier-1 auprès des intégrateurs de robots humanoïdes.

Chine/AsieActu
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Xiaoyu Robotics lève un nouveau tour de table, soutenu par Xiaomi, Didi et BAIC
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Xiaoyu Robotics lève un nouveau tour de table, soutenu par Xiaomi, Didi et BAIC

Xiaoyu Robotics, startup chinoise spécialisée dans l'IA incarnée industrielle (embodied AI), a bouclé un tour de table Series B+ de plusieurs centaines de millions de yuans, selon le média spécialisé IPO Early. Le tour est co-piloté par cinq investisseurs industriels : Xiaomi, Didi, BAIC Investment (bras financier du constructeur automobile BAIC), Fosun Venture et CCDC (filiale de China Construction Bank). Le co-fondateur de Xiaomi, Lei Wanqiang, y participe pour la quatrième fois consécutive, signal fort de confiance institutionnelle dans la trajectoire de la société. Les fonds sont destinés à accélérer le déploiement de la startup dans l'ensemble des scénarios industriels et à financer son architecture robotique dite "un cerveau, plusieurs formes" : un seul cerveau général capable de piloter différents types de robots physiques, avec un objectif affiché de 100 000 unités livrées par an. Ce chiffre de 100 000 unités est présenté par la société comme le seuil d'entrée dans la phase décisive de la course à l'embodied AI industrielle. Il s'agit d'une ambition déclarée, sans contrats ni calendrier précis communiqués publiquement. Ce qui est plus structurellement significatif est la composition du tour : réunir simultanément un géant tech grand public (Xiaomi), un opérateur de mobilité (Didi), un OEM automobile (BAIC), un conglomérat industrialo-financier (Fosun) et une banque d'État (CCB) est rare dans l'écosystème robotique. Cela positionne Xiaoyu Robotics moins comme un fournisseur sectoriel que comme une plateforme transversale, ce qui est une proposition structurellement différente pour les intégrateurs et les décideurs B2B : l'ambition n'est pas un robot, c'est un OS robotique industriel. Fondée pour opérer dans des environnements industriels variés, Xiaoyu Robotics s'inscrit dans une vague de levées massives sur le segment embodied AI en Chine en 2024-2025, aux côtés d'Unitree, Agibot (ex-Zhiyuan) et Fourier Intelligence. Face à eux, les acteurs occidentaux comme Figure AI avec son Figure 03, Physical Intelligence et son modèle pi-0, ou Agility Robotics déployé chez Amazon, avancent également sur la commercialisation industrielle. L'architecture "un cerveau, plusieurs formes" vise à différencier la startup par la généralité du modèle plutôt que par un form factor unique, une approche proche des VLA (Vision-Language-Action models) appliqués à l'échelle. Les prochaines étapes, notamment les pilotes industriels et la feuille de route vers les 100 000 unités, n'ont pas encore été détaillées publiquement.

Chine/AsieActu
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